La communauté de Lwiro, dans le territoire de Kabare, est sous le choc après le décès de Bisimwa Jean, connu comme l’un des soigneurs emblématiques des primates au Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro.
Décédé à la suite d’une courte maladie, Bisimwa Jean laisse derrière lui l’image d’un homme engagé aussi bien dans la protection des animaux que dans l’accompagnement de sa communauté durant les périodes difficiles traversées par l’est de la République démocratique du Congo.
Au sanctuaire de Lwiro, plusieurs collègues saluent la mémoire d’un homme dévoué, doté d’un fort esprit d’équipe et d’un sens élevé du patriotisme.
« Il était brave, social et avait un véritable esprit d’équipe. Avec son esprit patriotique, il a beaucoup aidé la cité de Lwiro au renforcement des capacités en matière de sécurité », témoignent ses coéquipiers.
Selon eux, Bisimwa Jean jouait également un rôle d’alerte et d’encadrement communautaire dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’est du pays.
« Avant même que des dégâts liés à l’insécurité arrivent, il nous avisait et nous donnait des directives à suivre », ajoutent-ils.
Ses proches rappellent aussi son implication dans les activités de scoutisme, une expérience qui lui permettait d’orienter et de sensibiliser plusieurs jeunes et habitants de la région durant les périodes de crise.« Durant cette vague de guerres qui secoue l’est de la RDC, il a beaucoup joué son rôle de patriote en aidant la population, en la guidant et en montrant le chemin à suivre grâce à ses atouts du scoutisme », poursuivent ses collègues.
Au-delà de son travail auprès des primates, plusieurs habitants retiennent de lui un homme disponible, attentif aux autres et profondément attaché à sa communauté.Sa disparition constitue une perte importante pour le sanctuaire de Lwiro ainsi que pour les acteurs locaux engagés dans la conservation et la cohésion communautaire au Sud-Kivu.



