La province du Maniema veut accélérer le processus de reconnaissance des concessions forestières des communautés locales (CFCL) afin de renforcer la protection des forêts et l’implication des populations riveraines dans la lutte contre le changement climatique.
Avec l’appui du Congo Basin Conservation Society, sept communautés des territoires de Kabambare et Kasongo viennent de franchir une nouvelle étape dans leurs démarches d’obtention de concessions forestières communautaires.
Les forêts concernées sont notamment celles de Lusambi Lwa Kitika, Abadja, Benyeyoza, Makubulu, Lufindi, Kalumba et Ngundu Kyalula, couvrant ensemble une superficie estimée à 21 828 hectares.
Selon les informations communiquées par les acteurs impliqués dans le processus, une mission de l’administration forestière et de la société civile environnementale locale s’est rendue dans les villages concernés pour procéder à l’étape d’affichage des demandes de concessions.
Cette phase intervient après une autorisation officielle signée le 19 mars 2026 par le gouverneur du Maniema, Moussa Kabwankubi, demandant aux services compétents d’examiner les dossiers avant la signature des arrêtés définitifs d’attribution.Les villages concernés sont Mulenda, Lupanga, Kaliumba, Mueja, Risasi, Musalayi et Ngundu-Kyalula.
À travers cette initiative, les autorités provinciales veulent repositionner le Maniema comme un acteur majeur de la conservation forestière en RDC, alors que cette province riche en biodiversité reste peu documentée dans les inventaires environnementaux nationaux et internationaux.
Pour les organisations environnementales locales, l’attribution officielle de ces concessions pourrait contribuer à réduire les pressions sur les forêts, notamment l’exploitation anarchique des ressources naturelles.Le modèle des concessions forestières communautaires repose sur une idée centrale : permettre aux communautés locales et aux peuples autochtones de gérer légalement leurs forêts tout en tirant des bénéfices économiques liés à la conservation et à l’utilisation durable des ressources.
Dans plusieurs villages concernés, les habitants disent désormais attendre la signature officielle des arrêtés provinciaux qui consacreraient juridiquement leurs droits sur ces espaces forestiers.



