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RDC : à Mulima, la quête quotidienne de l’eau potable devient une source de tensions et d’inquiétudes

Dans le village de Mulima, situé dans le groupement de Basilocha, secteur de Tanganyika, territoire de Fizi, l’accès à l’eau potable est devenu l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les habitants.

Chaque matin, des dizaines de femmes quittent leurs foyers pour parcourir plus d’un kilomètre afin d’atteindre l’unique point d’approvisionnement en eau utilisé par une grande partie de la population. Un trajet éprouvant qui les expose à divers risques, notamment l’insécurité et les violences basées sur le genre.

Pour de nombreuses familles, cette situation affecte non seulement les conditions de vie, mais aussi les relations au sein de la communauté.

Le 13 juin, les tensions ont atteint un niveau préoccupant lorsqu’une altercation a éclaté au niveau du point d’eau entre des femmes de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des femmes civiles. Selon des sources locales, le différend portait sur l’accès à l’eau et l’ordre de puisage.

Cet incident illustre les conséquences sociales que peut engendrer la rareté d’un service aussi essentiel que l’eau potable dans les zones rurales.

Face à cette situation, le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA tire la sonnette d’alarme. L’organisation estime que l’absence d’infrastructures suffisantes accentue les difficultés quotidiennes de la population et augmente les risques de conflits entre habitants.

« L’eau est un besoin vital. Lorsque plusieurs centaines de personnes dépendent d’un nombre limité de points d’approvisionnement, les tensions deviennent inévitables », explique un membre du mouvement citoyen.

L’organisation appelle les autorités locales, les partenaires humanitaires ainsi que les organisations gouvernementales et non gouvernementales à intervenir rapidement afin de doter le village de nouveaux points d’eau potable.

Selon MACHOZI YA RAÏYA, la construction de forages ou de bornes-fontaines permettrait non seulement d’améliorer les conditions de vie des habitants, mais également de réduire les risques de conflits et de renforcer la cohésion sociale au sein de la communauté.

Dans cette partie du territoire de Fizi, où l’accès aux services de base reste limité, les habitants espèrent désormais que leurs préoccupations seront entendues avant qu’un nouvel incident ne survienne autour de cette ressource indispensable à la vie.

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