Par Janvier BARHAHIGA
Une quarantaine de jeunes et de leaders communautaires du groupement de Miti, dans le territoire de Kabare, ont participé le 1er juillet à une formation consacrée à la protection du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), une aire protégée confrontée à une pression croissante liée notamment au braconnage et à l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Organisé par Primate Expertise (PEx) avec l’appui du Comité de Conservation Communautaire (CCC) de Miti, l’atelier avait pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur les enjeux de la conservation de la biodiversité et de les encourager à devenir des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés.
Au cours de la rencontre, les participants ont échangé sur plusieurs thématiques, notamment le braconnage, les conflits entre les populations et la faune sauvage, les services environnementaux rendus par la forêt ainsi que le rôle des communautés dans la préservation du parc.
À l’issue des travaux, plusieurs jeunes se sont engagés à mener des campagnes de sensibilisation dans leurs villages afin d’encourager la protection du parc.
« Nous avons compris que protéger le Parc, c’est aussi protéger notre avenir. Nous allons partager ces connaissances avec les autres jeunes et sensibiliser nos communautés », a déclaré Pascal Ndeko, président du Comité de Conservation Communautaire de Miti.»
Présent à cette activité, Didier Mugalihya, chargé de la gouvernance au Parc national de Kahuzi-Biega, a souligné l’importance des Comités de Conservation Communautaire dans le dialogue entre les gestionnaires du parc et les populations riveraines.
« Les CCC sont des partenaires essentiels de la conservation. En renforçant leurs capacités, nous renforçons également la participation des communautés à la protection du Parc », a-t-il expliqué.»
Pour Adrien Basabose, directeur exécutif de Primate Expertise, la participation des jeunes est indispensable pour assurer la protection durable de cette aire protégée.
« La conservation ne peut réussir que si les communautés s’approprient cette mission. C’est pourquoi nous investissons dans l’information et l’engagement des jeunes, qui sont les premiers acteurs du changement », a-t-il affirmé.
Le Parc national de Kahuzi-Biega, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite une biodiversité exceptionnelle, dont le gorille de Grauer, une espèce endémique de l’est de la République démocratique du Congo.
Depuis plusieurs années, le parc fait face à de multiples défis, notamment le braconnage, l’exploitation illégale des ressources naturelles et les conséquences de l’insécurité persistante dans la région.
Les organisateurs estiment que le renforcement des capacités des jeunes et des structures communautaires constitue un levier essentiel pour rapprocher les communautés locales des efforts de conservation et favoriser une gestion participative des ressources naturelles.



