La Société civile environnementale et agro-rurale du Congo (SOCEARUCO-RDC) demande l’ouverture d’une enquête indépendante après des allégations de torture visant des jeunes du Conseil local de la jeunesse de Wamuzimu, dans le territoire de Mwenga (Sud-Kivu).
Dans une déclaration rendue publique, son président, Mukobelwa Mutekulwa Jean Pierre, affirme que les faits se seraient produits le 6 juin 2026 sur le site minier de Mitobo, situé dans le groupement de Banampute, chefferie de Wamuzimu.
Selon cette organisation, les jeunes effectuaient une mission de suivi citoyen destinée à vérifier l’application d’un arrêté du ministre national des Mines suspendant les activités d’exploitation industrielle et semi-industrielle de certaines sociétés étrangères.
La SOCEARUCO-RDC affirme que ces jeunes auraient été « soumis à des traitements inhumains, torturés et violemment agressés » par des gardes affectés à la coopérative ou société LUMA.
L’organisation condamne ce qu’elle qualifie de « graves violations des droits humains » et estime qu’aucun acteur minier ne peut se substituer aux autorités judiciaires ou sécuritaires.
Elle appelle les autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et minières à diligenter une enquête indépendante afin d’établir les circonstances des faits et les responsabilités éventuelles.
La SOCEARUCO-RDC demande également l’implication du Parquet, des services de sécurité et de l’Inspection générale des mines afin que les auteurs présumés, leurs complices et d’éventuels commanditaires soient identifiés et, le cas échéant, poursuivis conformément à la loi.
L’organisation estime par ailleurs que les populations de Kitutu et de Banampute ne devraient pas vivre dans un climat marqué par la peur, les violences et l’impunité autour de l’exploitation minière.
Au moment de la publication de cet article, la société LUMA ainsi que les autorités administratives et judiciaires concernées n’avaient pas encore réagi à ces accusations. Leurs versions des faits n’ont pas pu être obtenues.



