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Sud-Kivu : à la rentrée scolaire, Koko Chirimwami appelle les enfants touchés par la guerre à reprendre le chemin de l’école

À quelques heures de la rentrée scolaire 2026-2027, l’élu de Kalehe, Koko Chirimwami Akeem, appelle les élèves affectés par les violences dans le territoire à retrouver le chemin de l’école, malgré les traumatismes et les déplacements provoqués par la guerre.

Par Janvier BARHAHIGA

Dans un message adressé aux élèves du territoire de Kalehe, du Sud-Kivu et de l’ensemble de la République démocratique du Congo, le député place cette rentrée sous le signe de la paix, de l’espérance et de la reconstruction.

« Chers élèves, croyez en vous, donnez le meilleur de vous-mêmes et surtout, n’ayez jamais peur de rêver grand », leur lance-t-il.

Son message intervient alors que plusieurs communautés de Kalehe restent marquées par les affrontements et les déplacements de populations.

Le 17 août, des combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’AFC/M23 avaient notamment été signalés à Katare, Tushunguti, Nyamugari et Kivoka, selon des sources locales. Ces violences avaient suscité des inquiétudes pour la sécurité des civils et la continuité des activités scolaires.

Pour Koko Chirimwami, les conséquences de la guerre ne doivent cependant pas condamner une génération entière à abandonner ses études.

« L’école doit rester un espace d’espoir »

L’élu de Kalehe exprime une pensée particulière pour les familles ayant perdu des proches ou ayant été contraintes de quitter leurs villages.

Il reconnaît que, pour ces familles, reprendre une vie normale après les violences est difficile. Mais il considère que l’éducation peut constituer l’un des premiers leviers de cette reconstruction.

« L’année scolaire qui vient de s’achever n’a malheureusement pas été facile. Nous l’avons terminée dans un contexte douloureux, sous les coups des balles, avec de nombreuses pertes en vies humaines que nous continuons à déplorer et à pleurer », souligne-t-il.

À travers ce message, l’élu invite les élèves à ne pas laisser les événements vécus déterminer leur avenir.

Pour les enfants déplacés, le retour en classe peut notamment permettre de retrouver des repères, une routine et un environnement propice à l’apprentissage, alors que leurs familles continuent parfois à vivre dans des conditions précaires.

Un message adressé aux familles déplacées

Le territoire de Kalehe accueille également des familles ayant fui les zones affectées par les affrontements.

À Nyabibwe, par exemple, des familles déplacées récemment de Ziralo, Shanje, Chambombo et Lumbishi cherchent à reconstruire leur quotidien avec l’aide de communautés d’accueil.

Certaines familles accueillantes leur ont offert des espaces pour dormir et contribué à leur alimentation. Mais ces communautés disposent elles-mêmes de ressources limitées.

Dans ce contexte, le message de Koko Chirimwami prend une dimension particulière : la rentrée scolaire ne peut être dissociée des conditions de sécurité et de vie des familles.

Un enfant déplacé peut avoir envie de retourner à l’école, mais ses parents peuvent manquer de nourriture, de revenus, de logement ou de moyens pour couvrir les dépenses scolaires.

« Ne pas avoir peur de rêver grand »

Koko Chirimwami insiste néanmoins sur la nécessité de préserver l’espoir.

Il appelle les élèves à travailler, à croire en leurs capacités et à considérer leur éducation comme un investissement pour l’avenir de Kalehe et du pays.

« Que cette année soit riche en connaissances, en belles rencontres, en courage et en beaux succès », souhaite-t-il.

Pour cet élu de Kalehe, la rentrée scolaire doit ainsi être davantage qu’une reprise administrative des cours. Elle doit être une occasion pour les enfants affectés par la guerre de retrouver progressivement une perspective d’avenir.

Son message intervient dans une province où l’éducation reste directement liée à la situation sécuritaire : lorsque les combats provoquent des déplacements, les écoles peuvent être perturbées, les enseignants déplacés et les familles contraintes de donner la priorité à leur survie.

À Kalehe, le défi de cette rentrée sera donc double : permettre aux enfants de retourner en classe et créer les conditions de sécurité et de stabilité nécessaires pour qu’ils puissent y rester.

« Que Dieu vous bénisse et vous protège », conclut Koko Chirimwami dans son message de rentrée.

Pour les élèves de Kalehe ayant vécu la guerre, ce retour à l’école pourrait être l’un des premiers signes d’un retour progressif à une vie normale.

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