Réunis à l’occasion d’un atelier organisé par le Réseau des Associations Congolaises des Jeunes (RACOJ), avec l’appui d’Impunity Watch du 15 au 17 juin 2026, les acteurs de la société civile ont formulé une série de recommandations visant à renforcer les initiatives de dialogue, de rapprochement communautaire et de cohésion sociale en République démocratique du Congo.Renforcement des mécanismes de dialogue et de rapprochement communautaire.
Les participants ont recommandé la mise en place d’un cadre national inclusif et crédible visant à favoriser une meilleure compréhension des différentes situations vécues par les communautés et à encourager la réconciliation entre les groupes.Ils ont appelé le Parlement à adopter un cadre légal clair permettant d’encadrer ces initiatives, ainsi qu’une disposition spécifique pour la protection des espaces à forte valeur symbolique pour les communautés concernées.
Les autorités provinciales ont également été invitées à prendre des mesures appropriées pour assurer la préservation de certains sites sensibles à travers des textes réglementaires adaptés.
Les acteurs ont également plaidé pour le renforcement du rôle du FONAREV dédié à l’accompagnement des personnes concernées par les différentes situations de crise, notamment dans les processus d’identification et d’assistance.
Dans le domaine de la gouvernance, ils ont également encouragé la mise en œuvre d’un accord global de stabilisation durable et la promotion d’une approche intégrée combinant dialogue, reconnaissance des faits, accompagnement des personnes concernées et prévention des violences futures.Ils ont insisté sur la nécessité de garantir l’indépendance des mécanismes existants afin de renforcer leur crédibilité et leur efficacité.Cohésion sociale et initiatives communautaires.
Sur le plan de la cohésion sociale, les acteurs ont plaidé pour le soutien les initiatives communautaires favorisant le vivre-ensemble, les activités de rapprochement et les actions de sensibilisation à la paix.Ils ont également encouragé la mise en place de mécanismes adaptés permettant de traiter les situations les plus sensibles à travers des cadres appropriés, y compris des dispositifs internationaux ou mixtes lorsque cela est nécessaire.Appel à l’action collective.
Enfin, les organisations participantes ont appelé les autorités nationales et provinciales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les communautés locales à unir leurs efforts pour soutenir les dynamiques de stabilisation, protéger les personnes vulnérables et renforcer la cohésion entre les populations.
Pour les participants, la consolidation d’une paix durable passe par la reconnaissance des réalités vécues, le dialogue inclusif et la mise en œuvre de mesures concrètes en faveur de la stabilité sociale et du vivre-ensemble.



