Le gouvernement congolais frappe fort dans le secteur minier au Sud-Kivu. Dans un arrêté signé le 23 mai 2026 à Kinshasa, le ministre national des Mines, Louis Kabamba Watum, a décidé de suspendre pour une durée de trois mois toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et Shabunda.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par de nombreuses dénonciations liées à la légalité et à la licéité de l’exploitation minière dans ces deux zones aurifères stratégiques de la province du Sud-Kivu.
Selon l’article premier de l’arrêté ministériel consulté par notre rédaction, « toutes les activités minières » sont concernées par cette suspension exceptionnelle, présentée comme une mesure d’urgence.
Le document précise également qu’une mission de contrôle de l’Inspection Générale des Mines sera déployée sur le terrain, en collaboration avec d’autres services étatiques compétents. Objectif : documenter les faits dénoncés, identifier les auteurs des irrégularités et proposer des mesures coercitives ou correctives conformément à la loi.
Cette décision pourrait avoir des conséquences économiques majeures dans ces territoires où l’exploitation artisanale et industrielle constitue la principale source de revenus pour des milliers de familles. Mais à Kinshasa, le message semble clair : reprendre le contrôle d’un secteur minier souvent accusé d’alimenter la fraude, les circuits illicites et l’insécurité dans l’Est de la RDC.
L’arrêté précise enfin que toutes les dispositions antérieures contraires sont abrogées et que le Secrétaire général aux Mines est chargé de l’exécution immédiate de cette mesure.
Cette suspension ouvre désormais une période d’incertitude pour les opérateurs miniers, négociants et communautés locales de Mwenga et Shabunda, pendant que les autorités promettent une opération d’assainissement du secteur.



