Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a décidé, le 25 juillet 2026 à Busan (Corée du Sud), de retirer le Parc national de la Garamba de la Liste du patrimoine mondial en péril. Cette décision met fin à près de trois décennies de suivi renforcé de cette aire protégée située dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Selon l’UNESCO, les mesures de conservation actuellement mises en œuvre permettent désormais d’assurer la préservation de la « valeur universelle exceptionnelle » du parc.
Dans un communiqué, la direction du Parc national de la Garamba a salué une décision qui récompense plusieurs années d’efforts en faveur de la protection de la biodiversité.
« Cette décision marque une étape importante et reconnaît des décennies de travail acharné, d’engagement et de dévouement de toutes les personnes ayant contribué à la conservation de la Garamba », indique la direction du parc.
Le retrait de la Garamba de cette liste intervient notamment après la mise en place, en 2005, d’un modèle de cogestion entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l’organisation African Parks. Ce partenariat a permis de renforcer les patrouilles des écogardes, le renseignement contre le braconnage, le suivi scientifique de la faune ainsi que l’implication des communautés riveraines dans la gestion du parc.
African Parks estime que cette décision constitue une reconnaissance des progrès réalisés.
« Cette reconnaissance témoigne des efforts continus déployés pour protéger ce paysage exceptionnel et garantir la survie de sa biodiversité unique. Elle rend hommage aux équipes de conservation, aux autorités, aux communautés locales et à tous les partenaires ayant contribué aux progrès réalisés », souligne l’organisation.
Prenant la parole par visioconférence lors de la session du Comité du patrimoine mondial, le directeur général de l’ICCN, Yves Milan Ngangay, a salué cette reconnaissance internationale.
« Cette reconnaissance réaffirme avec force la valeur universelle exceptionnelle de ce joyau naturel et rappelle l’urgence collective d’en assurer la préservation pour les générations présentes et futures », a-t-il déclaré.
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980, le Parc national de la Garamba avait été placé une première fois sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1984 avant d’en être retiré en 1992 grâce au rétablissement des populations de rhinocéros blancs du Nord. Il y avait toutefois été réinscrit en 1996 en raison du braconnage intensif et de l’insécurité liée à la présence de groupes armés.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que les progrès enregistrés résultent notamment du renforcement des équipes spécialisées de surveillance, du recours à la surveillance aérienne, de l’amélioration des systèmes de gestion ainsi que d’une implication accrue des communautés locales.
Le Parc national de la Garamba demeure l’une des principales aires protégées d’Afrique centrale. Il abrite notamment des éléphants, des girafes du Nord, des hippopotames ainsi que plusieurs autres espèces emblématiques dont la conservation reste un enjeu majeur pour la République démocratique du Congo.



